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Pizza servie à côté d'un chevalet QR code

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Conformité — Fait maison

Logo "fait maison" : définition légale et utilisation

Le pictogramme officiel "fait maison" (casserole surmontée d'un toit) est encadré par le décret n°2014-797. Pour l'afficher, le plat doit être préparé sur place à partir de produits bruts. Voici les règles précises.

Ce que dit la loi

Le décret n°2014-797 du 11 juillet 2014, modifié par le décret n°2015-505 du 6 mai 2015, définit les conditions d'utilisation de la mention "fait maison" et de son pictogramme officiel — une casserole surmontée d'un toit de maison. L'arrêté du 7 mars 2016 fixe le modèle graphique du pictogramme.

L'article D.121-13-1 du code de la consommation précise : "Sont 'faits maison' les plats préparés sur place à partir de produits bruts." Un produit brut est entendu comme un produit cru "n'ayant subi aucune modification importante de leur nature, notamment par mélange avec d'autres produits ou par cuisson".

Décret n°2014-797 sur Légifrance · Arrêté du 7 mars 2016 (pictogramme officiel)

Cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil juridique.

Les essentiels

4 critères incontournables du "fait maison"

Le décret de 2014, simplifié en 2015, fixe des conditions strictes. Un seul ingrédient transformé peut disqualifier un plat.

Produits bruts uniquement

Un produit brut est cru, non mélangé, non cuit. Les œufs, fruits, légumes, viandes crues, farines, sucre sont bruts. Les sauces toutes prêtes ne le sont pas.

Préparation sur place

Le plat doit être assemblé et cuit dans l'établissement. La sous-traitance, même partielle, exclut la mention. Seules les annexes du restaurant (laboratoire) sont admises.

Pictogramme officiel obligatoire

Le seul logo autorisé est celui défini par l'arrêté du 7 mars 2016 : casserole avec un toit de maison. Tout logo alternatif est sanctionnable.

Amende jusqu'à 1 500 €

Contravention de 5e classe pour usage abusif (3 000 € en récidive). Qualifiable de pratique commerciale trompeuse (jusqu'à 300 000 €).

Le "fait maison" intégré comme un attribut.
Par plat. Sans erreur.

Activation par plat

Activation par plat

Une case à cocher "Fait maison" sur chaque fiche plat. Le pictogramme officiel de l'arrêté du 7 mars 2016 s'affiche automatiquement à côté du nom du plat.

Légende automatique

Légende automatique

En pied de menu, mention explicative : "Les plats accompagnés du logo 'fait maison' sont préparés sur place à partir de produits bruts (décret n°2014-797)". Affichage conforme.

Sécurité du restaurateur

Sécurité du restaurateur

Une checklist intégrée à la création du plat rappelle les exclusions (pâte à pizza industrielle, viennoiserie surgelée, sauce du commerce…) pour éviter les usages abusifs.

Une mention valorisante mais strictement encadrée

Le label "fait maison" a été créé par la loi n°2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, dite loi Hamon. Le décret n°2014-797 du 11 juillet 2014, modifié par le décret n°2015-505 du 6 mai 2015, en a fixé les modalités d'application. L'objectif initial était de protéger le consommateur contre les pratiques de restaurants servant des plats industriels présentés comme des préparations maison, et de valoriser les établissements pratiquant une vraie cuisine.

Le système repose sur la déclaration volontaire : un restaurateur n'est pas obligé d'utiliser la mention, mais s'il le fait, il doit respecter les critères du décret sous peine de sanctions.

La définition légale du "produit brut"

L'article D.121-13-1 du code de la consommation définit le produit brut comme "un produit alimentaire cru ne contenant ni mélanges, ni adjonctions d'autres produits, exception faite du sel". Sont donc considérés comme bruts :

Sont exclus des produits bruts : les sauces toutes prêtes (mayonnaise du commerce, sauce tomate cuite, vinaigrette industrielle), les pâtes feuilletées et brisées du commerce, les pommes de terre déjà épluchées et pré-cuites, la viennoiserie congelée, les frites surgelées pré-frites, les pizzas pré-garnies, les desserts congelés.

Les exceptions prévues par le décret

Le décret de 2015 a assoupli le dispositif initial de 2014 pour le rendre praticable. Sont autorisés sans perdre le statut de "fait maison" :

Le pictogramme officiel

L'arrêté du 7 mars 2016 a fixé le pictogramme officiel : une casserole stylisée surmontée d'un toit de maison. Il est reproductible en noir ou en blanc, doit conserver ses proportions, et peut être accompagné de la mention "fait maison" ou "préparé sur place à partir de produits bruts". Aucun logo créé par le restaurateur ne peut s'y substituer.

Sanctions pour usage abusif

L'usage abusif du logo "fait maison" est sanctionné comme une contravention de 5e classe (1 500 € par infraction, 3 000 € en récidive). Lorsque la pratique vise à induire le consommateur en erreur sur la qualité substantielle d'un plat (par exemple, vendre une pizza industrielle réchauffée avec le logo "fait maison"), elle peut être requalifiée en pratique commerciale trompeuse (article L.121-2 du code de la consommation), passible de 2 ans de prison et 300 000 € d'amende.

Activation dans QRMENUPRO

Sur chaque fiche plat, une case à cocher "fait maison" déclenche l'affichage du pictogramme officiel à côté du nom du plat. Une mention de bas de menu rappelle la définition du décret n°2014-797. Avant de cocher, une checklist guide le restaurateur : "Les ingrédients sont-ils bruts ? La préparation est-elle réalisée dans votre établissement ?" — pour limiter les risques de mauvaise interprétation.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le "fait maison"

Une pizza avec pâte achetée chez le boulanger peut-elle être "fait maison" ?
Oui, si la pâte est achetée chez un artisan boulanger (et non un fournisseur industriel) et si toute la garniture (sauce tomate, fromage râpé sur place, ingrédients frais) est préparée par vous. Le décret n°2015-505 a explicitement validé cette exception.
Les frites surgelées peuvent-elles être "fait maison" ?
Non si elles sont pré-frites ou assaisonnées. Oui si vous utilisez des pommes de terre fraîches ou surgelées brutes que vous épluchez (le cas échéant), taillez et frittez vous-même. La frite surgelée pré-cuite industrielle est exclue.
Les desserts congelés (tartes, glaces) peuvent-ils être "fait maison" ?
Non, une tarte achetée surgelée n'est pas "fait maison". Une glace artisanale fabriquée sur place à partir de produits bruts (lait, œufs, sucre, fruits) peut l'être. La même glace achetée chez un fournisseur, même artisanal, ne peut pas l'être pour votre établissement.
La cuisson sous vide est-elle compatible avec "fait maison" ?
Oui, si la préparation sous vide est réalisée par vous, dans votre établissement, à partir de produits bruts. La cuisson sous vide ou la régénération sous vide d'un plat préparé ailleurs ne donne pas droit à la mention.
Le pain peut-il être "fait maison" sans être boulangé sur place ?
Oui, le pain est explicitement listé comme exception par le décret de 2015. Vous pouvez servir du pain acheté chez un artisan boulanger et apposer le logo "fait maison" sur les plats qui l'utilisent (sandwich, bruschetta…) si tout le reste de la préparation est conforme.
Dois-je apposer le logo sur tous les plats ou seulement certains ?
Vous avez deux options selon l'article 2 du décret : soit appliquer le logo plat par plat (ceux qui sont effectivement faits maison), soit indiquer une mention globale "Tous nos plats sont faits maison sauf [liste]" si une majorité de la carte l'est. QRMENUPRO propose les deux configurations.
La DGCCRF peut-elle vérifier l'usage du logo ?
Oui. Lors d'un contrôle, l'agent peut demander à inspecter votre cuisine, vos factures fournisseurs et vos fiches techniques. La cohérence entre les plats étiquetés "fait maison" et l'absence de produits transformés industriellement est systématiquement vérifiée.
Y a-t-il une certification "fait maison" obligatoire ?
Non. La mention "fait maison" est déclarative, pas certifiée. Aucun organisme ne délivre de label. C'est la responsabilité du restaurateur, sous le contrôle de la DGCCRF. À ne pas confondre avec d'autres certifications (Maître Restaurateur, Bistrot de Pays) qui font, elles, l'objet d'un agrément.
Conformité

Les autres règles à connaître